Le thé de Ceylan, or vert du Sri Lanka



    Selon la légende, le thé est né en 2737 avant J.-C, en Chine, où l'Empereur Chen-Nung se reposait à l'ombre d'un théier. A son réveil, alors qu'il veut étancher sa soif, il s'empare de sa coupe dans laquelle était tombé pendant son sommeil des feuilles de l'arbre sous lequel il dormait. C'est alors qu'il fut conquis par cette drôle d'infusion, cela devint tout de suite sa boisson préférée et tout son peuple l'imita.


On trouve des versions différentes de cette légende au Japon et en Inde mais à chaque fois le nouveau breuvage sert à réveiller un prince endormi. Le thé arrive au Japon au IXe siècle et Gengis Khan en fait boire à ses cavaliers pour les rendre plus combatifs.
En 1650, le thé arrive en Angleterre et face au succès qu'il rencontre, Cromwell le taxe immédiatement. Très vite les Anglais cherchent à s'emparer de pieds de théiers pour pouvoir en faire la culture puisque la Chine en a pratiquement l'exclusivité.

Au Sri Lanka, le thé est la principale ressource via les exportations et son arrivé dans l'île est dû à une catastrophe. Au XIXe siècle, c'est la culture du café qui constitue la base de l'économie, ce dernier fût introduit par les colons anglais, mais une maladie parasitaire survient et ruine les plantations, c'est alors que l'or vert arrive dans l'île. James Taylor, un colon écossais décide de planter des graines venant du jardin botanique de Peradeniya, et dès 1873, les premières caisses de thé de Ceylan partent pour l'Angleterre.

En 1894, est créée l'association des négociants en thé à Colombo, et un milliardaire irlandais au nom bien connu de nos jours : Thomas Lipton, s'installe en Angleterre et achète un partie des terres de Ceylan. Il donne alors aux cultures un développement industriel. De nombreux navires vont désormais faire la navette entre Londres et Colombo et la reine Victoria anoblit le négociant qui
devient alors "Sir Tea".
L'avantage du thé est qu'il peut se récolter toute l'année, il suffit de cueillir tous les quinze jours les deux dernières feuilles de chaque plant et le bourgeons terminal où se trouve tout l'arôme. La cueillette est l'affaire des femmes tamoules, descendantes des familles émigrées d'Indes du Sud vers 1840 qui fuyaient la misère et la famine.

Le Sri Lanka reste le troisième producteur de thé au monde, entre 200 Mkg et 280 Mkg, selon les années.

Le thé, riche en théines, fluor, vitamines et oligo-éléments fut longtemps considéré en Europe comme une tisane à usage médical. Les Sri Lankais, héritage oblige, le boivent comme les Anglais avec du lait.



On reconnaît le thé du Sri Lanka à sa couleur cuivré et à son parfum vif et piquant, son goût lui, est sensiblement différent d'une région à l'autre, les thés d'altitude sont bien souvent meilleurs.

Les différents thés

District de Nuwara Eliya

Il s'agit d'une région d'altitude peu touchée par la mousson, on obtient la meilleure qualité lors de la cueillette de février à avril. Les feuilles de thé deviennent couleur bronze lors de l'infusion, son goût fleuri évoque le jasmin.

District d'Uva

il se situe dans une zone d'altitude intermédiaire, marquée par sa saison de vents secs de juin à septembre, ce qui donne au thé de cette région ses caractéristiques principales : thé moelleux et aromatique moins corsé que les autres.


District de Dimbula

Cette région est arrosée par la mousson de juin à septembre et la récolte à lieu de janvier à mi-mars. Les thés de cette région sont corsés et donnent une infusions brun clair.


District de Kandy

Kandy se situe dans une région de basse altitude qui produit des thés de bonne qualité.


District de Galle

Situé au sud de l'île, Galle est réputée pour ses
Orange Pekoe, aux feuilles très travaillées et très régulières. L'arôme de ces thés est puissant et long en bouche.